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    LA  METEMPSYCOSE

                         

 

 

 

 

La métempsycose est une des premières formes que prit le dogme de l'immortalité de I'âme.

L'immortalité de l'âme est une réalité affirmée par toutes les traditions. Elle postule l'existence d'un état post-humain de l'individu sur lequel très peu de gens savent ou croient savoir quelque chose. Elle diffère de la réincarnation. La réincarnation est en outre souvent confondue avec la métempsycose.

Plusieurs religions ont fait de la métempsycose un dogme fondamental.

L'hindouisme défend la métempsycose, la loi du karma. Il croit à la métempsycose : l'âme individuelle (âtman) doit se fondre dans l'Âme cosmique, dans le Brahman immanent et absolu, afin de se dégager du cycle des renaissances (samsâra). La Bhagavad-Gîtâ présente ainsi la transmigration des âmes : "A la façon d'un homme qui a rejeté des vêtements usagés et en prend d'autres, neufs, l'âme incarnée, rejetant son corps, usé, voyage dans d'autres qui sont neufs." Selon swâmi Dayânanda Sarasvatî, "en punition des péchés physiques, un homme renaîtra sous forme végétale ; pour les péchés de la parole, il prendra la forme d'un oiseau ou d'un quadrupède ; et, pour les péchés de la pensée, il vivra dans les conditions humaines les plus basses".

La métempsycose était également au centre des enseignements de pythagore.

"Un jour, passant près de quelqu'un qui maltraitait son chien, on raconte qu'il [Pythagore] fut pris de compassion et qu'il adressa à l'individu ces paroles : " Arrête et ne frappe plus, car c'est l'âme d'un homme qui était mon ami, et je l'ai reconnu en entendant le son de sa voix ".

Ennius semble donner parmi les incarnations antérieures de Pythagore celle d'un paon, puis d'Euphorbe.

 

Pindare en parle dans les Olympiques.

 

Empédocle d'Agrigente, donné pour pytha-goricien en partie, admet la métempsycose et la théorise : 

 

" Il n'est point de naissance d'aucun  être   mor- tel, et point non plus de fin dans la mort, à la fois effrayante et funeste. Il y a seulement un effet de mélange et de séparation de ce qui fut mêlé. " Naissance " n'est qu'un mot qui a cours chez les hommes ".

 

Platon a défendu  la   notion  dans  plusieurs  de ses dialogues. Les trois espèces de métempsycose envisagées correspondent aux trois parties que Platon distingue dans l'âme : quand l'appétit (epithumia) domine il y a réincarnation dans des animaux licencieux, quand c'est l'agressivité (thumos) dans des bêtes de proie, quand c'est la partie raisonnable (logistikon) dans des animaux grégaires.

 

 

La   kabale  admet   la   métempsychose,  qu'elle appelle gilgoul. " La kabbale, dans le Sefer ha-Bahir (fin du XII° siècle), son texte le plus ancien, tient déjà la transmigration pour acquise... Au XIII° siècle, la transmigration était considérée comme une doctrine ésotérique... La généralisation du concept de transmigration, initialement limitée au châtiment de péchés particuliers, contribua à l'apparition de la croyance en une transmigration dans les animaux, voire dans les plantes et dans les matières inorganiques. Ce point de vue, contesté par de nombreux kabbalistes, ne s'est répandu qu'après 1400.