
Au Revoir
J'ai déposé mon corps comme on quitte sa veste
Et vous pleurez amis, et Toi mon tendre coeur
Oui, je vais vous manquer et dans votre détresse,
Injustice et colère confortent la douleur.
Tout comme en ce matin où une vie s'arrête
Le jour va se lever, les tâches s'accomplir.
Le soleil va briller, la nature s'embellir ;
Vous ne les verrez pas, si aveugles vous êtes.
La mort n'est pas la mort telle que vous l'entendez,
Amputation brutale d'une part de vous-même,
Séparation physique des Etres que l'on aime ;
La mort est un ailleurs où je vous attendrai.
Comme la fleur séchée décolorée qu'on garde
Afin d'entretenir le souvenir du temps
Où sa robe irisée étalait ses pétales ;
A-t-on besoin de ça pour prolonger l'instant ?
Non, car elle nous a comblés lors de sa courte vie
Et ce bouton séché, fétiche dérisoire
Sans éclat, sans parfum, occulte la survie
De cette fleur, en nous lovée sans le savoir.


